Les voyages forment la jeunesse et entraînent la vieillesse. Mais pas celle au visage aigri, au teint pâle, terne, et triste. Pas celle des damnés du souvenir, qui, en lieu et place de les cultiver comme une préparation à l’ultime voyage, dénotent de la nostalgie, de la mélancolie, du regret.
Je pense ici à la vieillesse des jours heureux, des âmes joviales et enthousiastes à l’idée de connaître un jour l’ultime initiation. Alors, l’Âme satisfaite de son voyage rejoint ses pairs, riche des enseignements de son passage éphémère.
En ce sens, chaque voyage se compare à une invitation à l’altérité, à la zone du dehors, au pas de côté menant aux retrouvailles de nous-mêmes, riches d’enseignement et de découvertes. Une meilleure version de nous-mêmes.
Les récits de cet ouvrage en pointillés relatent des souvenirs épars. Des voyages dans les mondes intérieurs comme extérieurs et dont les enseignements invitent à une approche humble et enthousiaste de tout ce qui se rattache à la nouveauté, l’étranger. Ce qui ne nous concerne pas à première vue. Car si une chose peut s’affirmer haut et fort, c’est qu’il est inconcevable d’imaginer une existence sans celles des autres, et inversement.
Dans le prochain Café des Voyageurs – Prolégomènes…

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